« Comme une tumeur qui s’était nourrie de moi » : ces mots qui ont poussé le fils de Brigitte Bardot à la poursuivre en justice

Ce qu’a dit Brigitte Bardot sur sa grossesse et la maternité
Selon Brigitte Bardot, elle ne voulait pas avoir d’enfant (ce qui n’est pas ce que disait Jacques Charrier, rapporte notamment Libération). Lorsqu’elle a appris être enceinte de Nicolas, elle avait déjà eux recours à l’avortement deux fois. Mais cette fois, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) étant toujours illégale en France, elle n’est pas parvenue pas à trouver un médecin qui accepte de mettre un terme à sa grossesse. Elle a mis au monde son fils le 11 janvier 1960. Jacques Charrier a obtenu la garde exclusive de l’enfant au moment de leur divorce, en 1963.

Dans son autobiographie, elle décrivait la période de sa grossesse comme « neuf mois de cauchemar » et racontait qu’elle se « bourrait le ventre de coups de poings ». « C’était comme une tumeur qui s’était nourrie de moi, que j’avais portée dans ma chair tuméfiée, n’attendant que le moment béni où l’on m’en débarrasserait enfin. Le cauchemar arrivé à son paroxysme, il fallait que j’assume à vie l’objet de mon malheur », écrivait-elle, affirmant également qu’elle aurait « préféré accoucher d’un petit chien ».

Jacques et Nicolas Charrier ont poursuivi Brigitte Bardot en justice
Choqué et blessé par les propos de Brigitte Bardot, Nicolas Charrier a décidé de la poursuivre en justice pour avoir tenu ces propos. Il a été soutenu par son père, Jacques Charrier, qui s’est d’ailleurs joint à la procédure, ayant lui-même été visé par son ex-épouse dans son livre. Ils réclamaient 6 millions de francs de dommages et intérêts à l’actrice, et 5 millions de francs de la part de son éditeur, Grasset, estimant avoir subi un grave préjudice moral, une violation de la vie privée, de la diffamation et des injures.